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Update de l’avancement du « Trip »

Par Jérôme • 3 juin, 2010 • Catégorie: Pays traversés

Chères lectrices, chers lecteurs,

Après un mois d’aventures depuis notre dernier article, voici enfin une update de l’avancée de notre voyage. Il s’est en effet passé beaucoup de choses depuis la sortie du Kazakhstan. Les « Stan » sont des pays pleins de ressources mais internet ne fait pas partie de leur priorité !

L’Ouzbékistan tout d’abord. Nous avons été royalement accueilli à Tashkent par Eric, Français installé en Ouzbékistan depuis plus de 20 ans. Un programme chargé dès notre arrivé : dîners aux multiples saveurs arrosés à la vodka, bien sûr, avec toujours plus d’invités de marques portant des toast les uns après les autres à la bonne santé des aventuriers du Trip For A Smile. Tu parles de bonne santé, personne ne peut prétendre posséder un foie de qualité avec la quantité de vodka qu’ils nous ont fait avaler. Par chance, la richesse culinaire de ce pays nous aide à passer le cap et nous pouvons nous laisser aller à raconter notre voyage à nos hôtes et amis jusque tard dans la nuit.

Nous avons été séduit par la beauté des villes, les rues verdoyantes, l’impressionnante ville historique de la route de la soie qu’est Samarquand et sans contexte par la générosité de ses habitants. Les Ouzbeck, dont l’hygiène dentaire reste à prouver, n’ont pas tous les moyens de s’offrir des dents en or mais tous ont sans aucun doute un cœur d’Or. Il n’y a qu’à voir les sourires que ce peuple vous offre sans compter.

Après un aller-retour d’une dizaine de jours au Tadjikistan, où l’aventure A Trip For A Smile a pris une dimension nouvelle, on ne peut plus aventurière et proche de la nature (à découvrir via notre prochaine vidéo), nous sommes revenus en Ouzbékistan et avons traversé la zone désertique du Sud-Ouest du pays pour rejoindre le Turkménistan et son désert mythique.

La route entre Boukhara et Nukus fut ponctuée par des rencontres insolites. Tout d’abord, les sympathiques voyageurs de LondonDehliByRoad qui se rendent jusqu’en Inde avec leurs Jeep nous ont boosté de compliments. Nous avons ensuite tenté de réparer le « Camas Deluxe » (pot de Yaourt) d’une famille d’Ouzbeck sur le bord de la route, pour finalement atterrir dans une Tchairana (maison de Thé) perdu au milieu de nul part pour échapper au très violent orage qui sévissait dans le désert. La proprio de la Tchairana nous a accueilli pour la nuit et son patron ne manquera pas de nous proposer de la vodka le lendemain à 8h30 du matin… Proposition que nous avons eu du mal à refuser. L’hospitalité et la gentillesse peuvent être parfois hard!

Le lendemain après quelques tours de roue, explosion de bonheur dans notre casque à la vue d’un cortège de 15 bikers faisant route dans le sens inverse. Les aventuriers de GlobeBusters se baladent de Londres à Pekin sur leurs beaucoup trop grosse BMW GS 1200cm3. Une grosse organisation les accompagne : véhicule support et caméraman nous impressionne au même titre qu’eux-mêmes sont surpris de nous voir entreprendre un tel voyage sans aucune assistance. Bien sûr que si ! Gaspard assiste Guillaume et Guillaume assiste Gaspard : c’est ca notre support, bien plus performant que votre 4×4 rempli de matériel inutile !

Nous quittons l’Ouzbékistan mi-mai, avec des souvenirs plein la tête et une envie grandissante de vivre cette aventure à fond, de profiter de chaque instant de cette découverte.

Le surprenant Turkménistan:

Une fois n’est pas coutume, on nous avait bien dit que c’était un Etat policier, des flics cachés derrière chaque cactus, et qu’il n’y avait rien d’intéressant à voir… Nous n’avons pas dû traverser le même pays que ces gens là ! Pas un poulet et comme d’habitude, des gens adorables. Dompter le désert était un beau challenge que nous avons surmonté sans problème. La frontière tout d’abord était aussi désertique que son pays ; il n’y avait pas un chat et les paper work ont été remplis sans histoire, ni fouille approfondie.

Après une centaine de kilomètres sur une route toute bossue qui a achevée l’amortisseur arrière de Guillaume, nous avons trouvé un campement optimal entre quelques dunes de sable, près d’une des seules rivières qui traversent le pays. La bataille contre les moustiques fut rude, beaucoup de mort au combat, mais c’est inébranlable que nous avons profité de notre feu de camp sous le ciel étoilé. Ce soir là nous avions pour voisins des centaines d’oiseaux, des sortes de pics bleus et verts avec un long bec, magnifique.

Nous reprenons la route le lendemain sous un cagnard défiant la canicule de 2003 et c’est parti pour 200 km vers le sud, direction Ashgabat, pour voir le « fire crater ». Sur la route nous rencontrons des Italiens ayant entrepris presque le même voyage que nous mais dans l’autre sens. Guillaume est invité à monter sur l’énoOOOrme BMW de l’un d’entre eux et même autorisé à faire des ronds dans le sable avec le monstre, grand moment. Ces gentils Italiens sont comme les British croisés en Ouzbékistan, tout simplement épatés par notre périple. Ils ne manquent pas de nous glisser un petit: « you guys are crazy but I like your attitude ». Eux n’ont pas osé aller voir le cratère perdu dans les dunes, car ils ne savaient pas quoi faire de leurs grosses montures, bien incapables de parcourir les 10 km de sable fin qui séparent le cratère de la route. Ayant évidemment une solution à tous les problèmes, nous nous séparons de nos bagages que nous cachons plus ou moins bien derrière une dune et c’est parti pour un remake du Paris-Dakar, le power en moins et la sueur en plus…

Arrivés aux portes de l’enfer, il est difficile de décrire ce que nous découvrons. Pour la petite histoire, les Russes faisaient des forages dans le désert dans les années 50 ont fait exploser cette poche de gaz qui depuis n’a jamais cessé de brûler. Absolument magique et époustouflant, à voir de nuit bien sûr. Après quelques photos au bord du gigantesque cratère brûlant, nous rejoignons des Hollandais qui campait dans le coin avec leur guide. Ce dernier nous a fait un cours magistral sur les risques multiples du désert et n’a pas manqué de préciser que notre aspi-venin, dont nous étions très fier, ne pouvait rien contre une piqûre de cobras qui, dans le coin, mesurent pas moins de 2 m de long. Hmm sympas. Après toutes ces salamalek, nous regagnons notre campement, de nuit donc, la peur au ventre de tomber sur un gros lézard. Mais laisser nos bagages au milieu des dunes n’était pas vraiment une option… alors allons-y.

Finalement pas de lézards, juste des petites salamandres très amusantes, dont les yeux fluoresçant dans la nuit ont, on ne va pas vous mentir, joué avec notre palpitant !

Sortir du sable, sous l’étouffante chaleur, ne fut pas une partie de plaisir et on a bien failli tomber en panne d’eau. Forcément, à raison de 10l de flotte par jour et par personne, les réserves diminuent vite.

En fin de journée nous arrivons à Ashgabat, gigantesque capitale toute neuve, blanche et … vide. On se fait un petit plaisir en garant les bikes devant Grand Turkmen hotel et depuis, nous sommes en Iran.

Accueillis par Bahareh, amie de Guillaume, nous nous faisons balader par notre chauffeur de Mashad à Shiraz, d’Isfahan à Teheran. Nous découvrons petit à petit et avec bonheur cette grande civilisation que sont les Perses. Quel dommage de n’avoir en Europe que cette vision d’un pays dangereux et peu fréquentable. Certes le pays est plein de contradictions et dirigé par des règles assez surprenantes parfois mais il possède un patrimoine culturel passionnant que nous tenterons de décrire dans un prochain article. Comme amuse bouche en attendant ce prochain récit, voici quelques lignes données par Hamed et Salar, deux iraniens croisés au bord de la route, et écrites par un de leurs poètes qu’ils adulent tant ici : « We think as the time goes on, we will reach the happiness, but we didn’t knew that happiness was the time that went on ». Encore une fois, ils ont tapé juste, et nous devons admettre que A Trip For A Smile a définitivement atteint le 7ème ciel !

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4 Réponses »

  1. Au top cet article!! Bravo les gars!

  2. Bravo

    j’ai trouvé le lien sur le site de come et Momo que vous avez rencontrés

    bon voyage

  3. hello!
    where are you guys?!
    i think we miss to meet each other somewhere in croatia-slovenia-italy-austria. i`ve been there in july.
    hope that you are already at home!
    good luck to both of you!!!!
    see ya!!!

  4. Hi Gaspard and Guillaume! Are you OK? Just let me know whether or not you got back home. Et n’hesitez pas a me contacter. J’ai beaucop de photos a vous envoyer. Vital_cop78@mail.ru

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